Dour Festival

Brian Jonestown Massacre

{USA (San Francisco)}

The BJM… derrière cet acronyme se cache un grand génie de notre époque ! Anton Newcombe trace son chemin depuis le début des années 1990 lorsqu’à San Francisco il baptise son groupe en l’honneur de Brian Jones, guitariste des Rolling Stones, et du « Jonestown Massacre », suicide collectif de centaines de membres d’une secte.
Si musicalement ils n’inventent pas un nouveau genre, le groupe se plonge dans les racines du rock et en ressort une musique psychédélique, envoûtante, travaillée dans la moindre note et définitivement indépendante. Car c’est là la spécificité de Newcombe et ses acolytes : toujours être indépendant, refuser constamment d’être signé sur une major. D’où le slogan « Keep music evil », également le nom du label de Newcombe.
The BJM, plus qu’un groupe, est une entité ayant accueilli en son sein plus de quarante membres, et qui traîne une réputation sulfureuse : un long passé de drogues, de concerts sabotés, de bagarres. Le tout a vraiment explosé lors de la diffusion du rockumentaire d’Ondi Timoner, Dig, mettant en parallèle la carrière des BJM et des Dandy Warhols pendant 7 ans et récompensé par le Grand Prix du Jury au festival Sundance 2004.
Mais on retiendra surtout le prolifique talent d’un groupe qui a sorti plus de 11 albums et 18 EPs en tous genres, et un leader incontournable, génie maîtrisant près de 80 instruments. Ils se réclament du Velvet Underground, de My Bloody Valentine mais nous on les place sur le même piédestal. (Dour Festival 2008)

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